Comprendre par des résumés – Changement littéraire

Dans le premier chapitre, il y a un changement de genre au niveau du récit.

Ce changement littéraire a lieu à la page 10 et de la ligne 22 à la ligne 28.  Le narrateur fait ici une petite aparté théâtrale.

J’ai assisté à une pièce de théâtre au Théâtre de Poche à Paris Montparnasse. Cette pièce était « Le médecin malgré lui » d’après le texte de Molière avec la mise en scène de Brice Borg. J’ai beaucoup aimé cette pièce et beaucoup rit grâce à la mise en scène de Brice Borg.

Je vous propose cet extrait, c’est le moment où le « médecin » est présenté au père de la patiente.

 SCÈNE II

VALÈRE, SGANARELLE, GÉRONTE, LUCAS, JACQUELINE.

VALÈRE.- Monsieur préparez-vous, voici notre médecin qui entre.

GÉRONTE.- Monsieur, je suis ravi de vous voir chez moi : et nous avons grand besoin de vous.

SGANARELLE, en robe de médecin, avec un chapeau des plus pointus.-Hippocrate dit… que nous nous couvrions tous deux.

GÉRONTE.- Hippocrate dit cela ?

SGANARELLE.- Oui.

GÉRONTE.- Dans quel chapitre, s’il vous plaît ?

SGANARELLE.- Dans son chapitre des chapeaux [10] .

GÉRONTE.- Puisque Hippocrate le dit, il le faut faire.

SGANARELLE.- Monsieur le médecin, ayant appris les merveilleuses choses…

GÉRONTE.- À qui parlez-vous, de grâce ?

SGANARELLE.- À vous.

GÉRONTE.- Je ne suis pas médecin.

SGANARELLE.- Vous n’êtes pas médecin ?

GÉRONTE.- Non vraiment.

SGANARELLE. Il prend ici un bâton, et le bat, comme on l’a battu.- Tout de bon ?

GÉRONTE.- Tout de bon. Ah ! ah ! ah !

SGANARELLE.- Vous êtes médecin, maintenant, je n’ai jamais eu d’autres licences [11] .

GÉRONTE.- Quel diable d’homme m’avez-vous là amené ?

VALÈRE.- Je vous ai bien dit que c’était un médecin goguenard.

GÉRONTE.- Oui, mais je l’enverrais promener avec ses goguenarderies.

LUCAS.- Ne prenez pas garde à ça, Monsieu, ce n’est que pour rire.

GÉRONTE.- Cette raillerie ne me plaît pas.

SGANARELLE.- Monsieur, je vous demande pardon de la liberté que j’ai prise.

GÉRONTE.- Monsieur, je suis votre serviteur.

SGANARELLE.- Je suis fâché…

GÉRONTE.- Cela n’est rien.

SGANARELLE.- Des coups de bâton…

GÉRONTE.- Il n’y a pas de mal.

SGANARELLE.- Que j’ai eu l’honneur de vous donner.

GÉRONTE.- Ne parlons plus de cela. Monsieur, j’ai une fille qui est tombée dans une étrange maladie.

SGANARELLE.- Je suis ravi, Monsieur, que votre fille ait besoin de moi : et je souhaiterais de tout mon cœur, que vous en eussiez besoin, aussi, vous et toute votre famille, pour vous témoigner l’envie que j’ai de vous servir.

GÉRONTE.- Je vous suis obligé de ces sentiments.

SGANARELLE.- Je vous assure que c’est du meilleur de mon âme, que je vous parle.

GÉRONTE.- C’est trop d’honneur que vous me faites.

SGANARELLE.- Comment s’appelle votre fille ?

GÉRONTE.- Lucinde.

SGANARELLE.- Lucinde ! Ah beau nom à médicamenter ! Lucinde !

GÉRONTE.- Je m’en vais voir un peu ce qu’elle fait.

SGANARELLE.- Qui est cette grande femme-là ?

GÉRONTE.- C’est la nourrice d’un petit enfant que j’ai.

SGANARELLE.- Peste ! le joli meuble que voilà. Ah nourrice, charmante nourrice, ma médecine est la très humble esclave de votre nourricerie ; et je voudrais bien être le petit poupon fortuné, qui tétât le lait de vos bonnes grâces (Il lui porte la main sur le sein). Tous mes remèdes ; toute ma science, toute ma capacité est à votre service, et…

LUCAS.- Avec votte parmission, Monsieu le Médecin, laissez là ma femme, je vous prie.

SGANARELLE.- Quoi, est-elle votre femme ?

LUCAS.- Oui.

SGANARELLE. Il fait semblant d’embrasser Lucas : et se tournant du côté de la nourrice, il l’embrasse.- Ah vraiment, je ne savais pas cela : et je m’en réjouis pour l’amour de l’un et de l’autre.

LUCAS, en le tirant.- Tout doucement, s’il vous plaît.

SGANARELLE.- Je vous assure, que je suis ravi que vous soyez unis ensemble (Il fait encore semblant d’embrasser Lucas : et passant dessous ses bras, se jette au cou de sa femme). Je la félicite d’avoir un mari comme vous : et je vous félicite vous, d’avoir une femme si belle, si sage, et si bien faite, comme elle est.

LUCAS, en le tirant encore.- Eh testigué, point tant de compliments, je vous supplie.

SGANARELLE.- Ne voulez-vous pas que je me réjouisse avec vous, d’un si bel assemblage ?

LUCAS.- Avec moi, tant qu’il vous plaira : mais avec ma femme, trêve de sarimonie.

SGANARELLE.- Je prends part, également, au bonheur de tous deux (Il continue le même jeu) : et si je vous embrasse pour vous en témoigner [12] ma joie, je l’embrasse de même, pour lui en témoigner aussi.

LUCAS, en le tirant derechef.- Ah vartigué, Monsieu le Médecin, que de lantiponages [13] .

 

 

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J’aime bien aussi ce moment ci (image de fond de l’affiche)

Publié dans : Des résumés | le 15 novembre, 2014 |1 Commentaire »

Une scène d’anthologie

La scène la plus célèbre du roman se situe au début du récit de la page 7 à la page 10, c’est le passage où le narrateur attrape une vipère et à l’aide de son poing l’étrangle, d’où le nom du récit « Vipère au poing ».

Une scène d’anthologie dans Scène d'antologie

Cette scène fait penser au mythe d’Hercule à sa naissance. Ce mythe est d’ailleurs cité à la page 7, de la ligne 7 à la ligne 10 :

« Hercule au berceau étouffant les reptiles : voilà un mythe expliqué ! Je fis comme il a dû faire : je saisis la bête par le cou, vivement. »

Héraclès en grec, fils de Zeus et d’une simple mortelle, Alcmène. Alcmène vivait à Thèbes avec son époux Amphitryon, petit-fils de Persée. Zeus désirait engendrer un fils avec elle, il la considérait comme la plus parfaite des mortelles. Pour cela, il profita d’une absence de son mari, parti en guerre, pour prendre l’apparence de ce dernier. Alcmène, convaincue qu’il s’agissait d’Amphitryon passa la nuit avec le dieu et procréa le futur Héraclès appelé Hercule chez les Romains. Dés le lendemain, le véritable Amphitryon revint. Zeus lui-même lui expliqua la situation, et le mari trompé accepta de devenir le père nourricier du futur héros. Cet enfant, promit Zeus, allait connaître un destin exceptionnel. Cependant, Amphitryon fit lui aussi un enfant à sa femme et Alcmène attendit des jumeaux ! Tout allait pour le mieux, et Zeus racontait à tous dans l’Olympe qu’allait naître dans la famille de Persée un futur roi très puissant. Mais c’était sans compter la jalousie d’Héra, la noble épouse de Zeus qui résolut de se venger. La jeune épouse d’un oncle d’Amphitryon attendait elle aussi un enfant. Héra retarda la naissance des jumeaux et fit naître avant eux leur cousin, Eurysthée, qui devint ainsi le « roi » dont Zeus avait prédit la naissance dans la famille. Mais Héra ne se contenta pas de déranger les plans de son époux. Quand les jumeaux eurent 8 mois, elle fit surgir de leur berceau deux énormes serpents. Le jumeau d’Hercule, Iphiclès, se mit à hurler mais son frère, gardant son sang froid, les étrangla.

mythe d'hercule à sa naissance

 

Hercule étranglant les serpents introduits par Héra dans son berceau

Publié dans : Scène d'antologie | le 15 novembre, 2014 |1 Commentaire »

Un animal – rédaction à partir d’un document scientifique

Consigne : Faites à votre tour une description d’un animal dangereux que vous allez affronter en vous fondant sur un document scientifique que vous allez fournir avec votre rédaction pour que je puisse évaluer le travail fourni avec les informations données.

Salut, je m’appelle Julian, je vis dans le Sud de l’ile de la Réunion. Depuis mes 8 ans, je suis passionné par la plongée sous-marine. D’ailleurs pour mes 9 ans mes parents m’ont offert un livre s’intitulant  » Copain des mers « . Maintenant j’ai 14 ans et je vais faire ma première sortie en mer parmi les requins. Quand mon père m’a annoncé cela, j’ai particulièrement relu le passage  » Maîtres des Océans » qui renseignait essentiellement sur les requins. Je connaissais par coeur les paragraphes « Technique de chasse » et « Attitude de menace ».

Samedi matin, 10 h 02, nous partions au large, dans les eaux profondes et ténébreuses redoutées de tous. Sur la petite embarcation, le moteur vrombissait et projetait des gerbes d’écumes, où se trouvait mon père et un copain de l’école de plongée. C’était maintenant le moment de se laisser tomber en arrière, harpons à la main. Pourquoi avoir pris des harpons, je ne sais pas, mon père les avait pris pour nous les donnés car lui-même n’était pas très rassuré de cette excursion.

Voilà une heure que nous scrutions les fonds à la recherche d’une espèce de requins inoffensifs. Soudain je sentis quelque chose qui me frôlait les pieds. Je regardais derrière moi et vis un énorme poisson. C’était en fait un géant requin blanc. Pris de panique, je faisais des signes à mon ami et mon père. Je repris vite mes esprits et me calmai car je me rappelai qu’il ne fallait surtout pas paniquer. Le requin adoptait une attitude de menace, alors je lui donna un coup un coup de palme dans le museau, mon ami suivit mais voyant que cela ne suffisait pas, lui lançai mon harpon dans la gueule. Le requin se débattit et nous assomma au passage avec sa nageoire caudale. Mon père nous remonta à la surface et le requin tomba au fin fond de l’Océan. 

Voici les documents scientifiques :

Requin (1) Requin (2) Requin (3) Requin (4) Requin (5) Requin (6) Requin (7) Requin (8)

Adaptation à l’écran de « Vipère au poing »

Il y a à ce jour deux films adaptés du roman de Hervé Bazin  :

Un film de Philippe de Broca  avec :

  • Catherine Frot ( dans le role de Mme Rezeau ),
  • Adaptation à l'écran de
  • Jacques Villeret ( dans le role de M Rezeau ),
  • 18407478 dans Des liens
  • Jules Sitruk ( dans le role de Jean Rezeau ),
  • 20071310
  • Cherie Lunghi ( Miss Chilton ),
  • 19240826
  • Hannah Taylor-Gordon ( dans le role de Fine ),
  • 118893
  • William Touil (dans le role de Freddie,
  • Richard Bremmer ( dans le role de l’abbé Traquet ),
  • Sabine Haudepin ( dans le role de tante Thérèse  ),
  • 5237-1
  • Pierre Stévenin ( dans le role de Marcel ).

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Image de prévisualisation YouTube

Ce film est sorti le 6 octobre 2004, il dure 1h 40 min et bien sûr est catégorisé dans le genre drame.

Mais un téléfilm a aussi été réalisé cette fois par Pierre Cardinal avec :

Image de prévisualisation YouTube

Ce film est sorti en DVD le 5 octobre 2010 et dure 1 h 22 min. Il est catégorisé dans le genre du drame.

Publié dans : Des liens | le 5 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Biographie de Hervé Bazin

http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Bazin

http://www.vipereaupoing-bazin.fr/biographie-dherve-bazin/

Consignes : Qu’en pensez-vous ?

Déjà on comprend tout de suite que c’est une autobiographie car si l’on a lu le livre on reconnaît la scène de la gifle donnée par sa mère. Je trouve que Hervé Bazin a eu une enfance difficile mais a su vite prendre les choses en main en fuguant avec la voiture de son père pour faire les études qu’il voulait faire à la faculté de lettres de la Sorbonne.

Il est dynamique en s’engageant dans le Mouvement de la paix, bon, pour s’opposer à sa famille de droite et conservatrice. Et en participant à l’écriture d’une revue. Mais aussi en déclarant l’état déplorable des établissements psychiatres et en engageant un tour de France de ces établissements.

Il obtient le grand prix de littérature de Monaco.

Je pense que Hervé Bazin est débrouillard, il ne s’est pas laissé marcher sur les pieds par sa mère en refusant ses études imposée. Il a voulu changé des choses comme en soutenant le Mouvement de la paix opposé politiquement au parti politique de ses parents ou en dénoncant l’état des établissements psychiatres.

 

 

Publié dans : Des liens | le 4 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »

« Énoncé » de la situation

Commençons par le commencement.

Je suis en classe de 3e au collège-lycée Marie Curie à Sceaux. Ma professeur de français étant M.Estermann, j’ai eu un travail à faire pendant les vacances de la Toussaint.

J’ai choisi de faire mon carnet de lecture sous forme de blog.

Voici le questionnaire : http://professeurformateur.unblog.fr/2014/09/25/vipere-au-poing-de-herve-bazin-niveau-3eme/

Publié dans : Accueil | le 29 octobre, 2014 |2 Commentaires »

Lexique

Consignes : Il faut définir les mots ci-dessous.

Un séraphin déchu :

Les séraphins sont des créatures célestes ailées, que l’on trouve dans la Bible autour du trône de Dieu. Un séraphin déchu serait donc une de ces créatures célestes ailées qui aurait perdu toute dignité.

Un protonotaire apostolique : Un protonotaire apostolique est un officier du Saint-Siège qui reçoit et expédie les actes d’une assemblée de hauts dignitaires de l’Eglise convoqué librement par le pape pour le conseiller ou débattre de sujets concernant divers aspects de la vie de l’Église.

La cure : Du latin cura ( soins, surveillance )La cure est un traitement.

Le Chiendent : Le Chiendent est le nom que l’on donne à plusieurs espèces de plantes, très commune et sont considérées comme des mauvaises herbes par les agriculteurs.

Un Chouan : Paysan royaliste de l’ouest de la France insurgé contre la Ire République de 1793 à 1800. (Les chouans tirent leur nom du sobriquet d’un de leurs premiers chefs, Jean Cottereau, surnommé Jean Chouan parce qu’il ralliait ses hommes au cri du chat-huant.)

Consignes : Trouvez cinq mots supplémentaires au cours de votre lecture ( page + définitions ).

Cotype ( page65 ) :  Individu découvert dans le même lieu que le type d’une espèce et servant de spécimen de référence aux savants.

Austère ( page 71 ) :  Qui a de la sévérité dans ses principes moraux, de la gravité dans son caractère ; qui obéit à des règles sévères, rigoureuses

Euphémisme sacerdotal ( page 71 ) : Un euphémisme est une figure de style qui consiste à atténuer l’expression de faits ou d’idées considérés comme désagréable dans le but d’adoucir la réalité.

 Belladone : Plante (solanacée) des taillis et des décombres calcaires, velue, aux fleurs violettes, aux baies noires toxiques, parfois nommée belle-dame. (La belladone renferme un alcaloïde extrêmement toxique, l’hyoscyamine, qui se transforme facilement en atropine.)  

Mithridatiser : Immuniser quelqu’un contre le poison par une accoutumance progressive.

 

Publié dans : Lexique | le 29 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »
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